Consumérisme et Liberté – Premier article de Laetitia Gambotti

Voici le premier article du nouveau membre de l’équipe Connaissance Collective, Laetitia Gambotti. Elle a de larges connaissances dans le minimalisme et le Feng Shui qu’elle étudie et utilise depuis des années. Vous trouverez bientôt une présentation de Laetitia sur le site. Son premier article est une introduction au minimalisme en partant de la société de consommation. -L’apprenti Confucéen

Ce premier article fera écho à la dernière publication de l’apprenti Confucéen sur la simplification et la méditation. Il traitera de la nécessité de privilégier l’Etre à l’Avoir avec pour base de réflexion le livre « L’essentiel, et rien d’autre » de Fumio Sasaki, ancien éditeur de manga japonais ayant repri le contrôle de sa vie grâce au minimalisme. Dans un registre un peu différent , je ferai également référence au mythique film Fight Club, tiré du roman éponyme de Chuck Palanhiuk. Loin de ne traiter que de combats de boxe clandestins, c’est une véritable source de réflexion et de développement personnel.

Fumio Sasaki a connu une période sombre et teintée d’alcoolisme l’amenant jusqu’à perdre son travail. Cloîtré chez lui toute la journée, il prend alors conscience qu’il est entouré d’une multitude d’objets inutilisés, cassés, lui rappelant de mauvais souvenirs . C’est en se débarrassant progressivement de tous ces biens qu’il parvint à reprendre le contrôle de son existence. Ce cheminement passe nécessairement par une introspection. Ce n’est qu’en apprenant à se connaître que l’on peut déterminer ce qui nous est essentiel et entamer ce processus de désencombrement .

Fumio ne possède désormais que ce qui lui est nécessaire pour vivre, lui permettant de déménager en quelques minutes s’il le souhaite, symbole suprême de Liberté. Pas de télévision, un ordinateur portable de bonne qualité lui suffit. Sa nourriture est simple et saine, rendant inutile toute pléiade d’instruments culinaires tendances. Et il n’a jamais été aussi heureux. Loin de toute distraction chronophage, ses journées sont rythmées par une routine simple et rigoureuse mêlant lecture, écriture, exercices physiques et méditation.

« Les choses que l’on possède finissent par nous posséder »

Cette citation de Tyler Durden extraite du film Fight Club résume parfaitement l’impact négatif de la société de consommation et des biens matériels sur notre existence. Ils envahissent notre vie. Que de temps perdu inutilement à y penser, à se rendre dans les magasins. Que d’argent dépensé futilement et une fois en notre possession, ils ont déjà perdus 50% de leur valeur. Que de temps perdu à les entretenir, à s’inquiéter de leur perte ou casse éventuelle.

Moins de possessions implique plus de place. Plus d’espace pour Etre et pour Vivre. On ne garde que le meilleur, l’utile et le beau. L’appartement qui semblait si petit devient alors presque trop grand. Fumio Sasaki précise d’ailleurs qu’ « il y a plus à gagner qu’à perdre en se séparant d’un objet ».

« C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut »

Cet autre extrait de Fight Club intervient à un moment où le héros voit son appartement détruit par un incendie. Sa vie prend alors une tournure décisive, à l’opposé de celle qu’il menait jusqu’ici, l’amenant à se questionner sur la société dans laquelle il vit et cette hégémonie de la consommation. Il en reprend le contrôle.

Ce changement de philosophie prend tout son sens dans le minimalisme de tradition japonaise. A l’instar de Fumio Sasaki, les japonais sont de plus en plus nombreux à se débarrasser de tous leurs biens matériels non essentiels. Le Japon est, rappelons-le, régulièrement sujet à des tremblements de terre. Ces évènements désastreux ont en partie influencé l’essor de ce courant. Conscients de pouvoir tout perdre en un instant, les japonais font de plus en plus le choix de contrôler leurs possessions.

Cet état de liberté et de contrôle nous le connaissons tous. C’est ce sentiment de bien-être qui nous envahit quand on quitte son foyer pour voyager. On emporte avec soi uniquement ce qui nous sera utile et essentiel et on oublie, temporairement, tout le reste. Loin de toutes futilités, on découvre, on apprend, on s’exerce mentalement et physiquement. En somme, réduire nos possessions nous permet de nous améliorer et de nous enrichir.

Il ne tient qu’à nous de rendre cet état de bien-être pérenne en réduisant nos possessions et en recentrant notre temps et notre énergie sur ce qui constitue notre existence, Nous. Nous sommes libres de devenir celui/celle que nous souhaitons, il suffit de nous connaitre et d’extraire le positif dans ce qui nous entoure, sans prêter attention au reste.

par Laetitia Gambotti

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